ON M’A TRAITÉE DE BIEN DES NOMS.

ON M’A TRAITÉE DE BIEN DES NOMS — Depuis toute petite, rebelle et différente au sein de ma propre famille, j’ai été jugée de bien des manières : de la projection à la jalousie, en passant par la méchanceté gratuite ou un manque de compréhension de qui je suis. Quoi que l’on entreprenne, on sera jugé. Les mots offensifs ne devraient pas heurter. Pourtant ! Pour ma part, ils me blessent encore. Plus je m’expose, plus je prends le risque d’être jugée et critiquée. « Naïve » et « utopiste » sont les termes qui reviennent le plus régulièrement lorsque je m’exprime publiquement. C’est encore assez gentil et j’arrive à surmonter la critique car je crois intensément à ce que je fais et à mon message. Mais la douleur persiste encore si le jugement vient de l’entourage proche. Des gens que l’on aime, que l’on apprécie, que l’on respecte ou admire. « Miroir, miroir, qui es-tu quand tu juges ? » Je me suis ainsi toujours demandé comment, dans une même famille, on pouvait être aussi cruel avec les critiques. Pourquoi on ne pouvait pas se réjouir du bonheur des uns ou de la réussite des autres. Heureusement, je suis épargnée de cette tendance avec mes deux soeurs, grâce à l’éducation bienveillante de nos parents. Un être proche et aimé m’a dernièrement assignée à la case « narcissique ». Je n’ai pas tant été blessée par le terme car intrinsèquement je sais que je ne le suis pas mais parce que la dure sentence est prononcée de la bouche d’une personne à qui on a accordé toute sa confiance et avec qui on a passé beaucoup de temps. On a donné son amour aussi. On a cru à la relation. Comment, dès lors, mettre de la valeur sur le temps passé ensemble ? Etait-ce réel ? Vrai ? Sincère ? Comment oublier l’offense ? Comment ne pas avoir mal ? Tout ça pour ça ? Une fois l’émotion et l’ego hors jeu, on peut regarder d’un peu plus près et comprendre deux choses : ce que l’Autre dit de nous n’est qu’une projection: la personne parle d’elle-même. Elle peut projeter son mal-être, son insécurité ou sa jalousie. Ensuite, on peut toujours écouter et se demander s’il n’y a pas une part de vérité dans ce qu’on nous reproche. On n’est pas des Saints, et il y a peut-être un grain de nous dans ces critiques ! Restons ouverts à notre propre évolution dans le miroitement ! Sans oublier que nous critiquons aussi ! Mais le plus important, c’est de ne pas croire tout ce que les autres disent de vous et si l’on critique, de s’en rendre compte et de changer la pensée méprisante ! Croyez en vous ! Sachez qui vous êtes et restez alignés ! Déstabilisés et tristes, oui ! Mais pas trop longtemps ! De toute évidence, nous sommes tous des miroirs les uns pour les autres. Alors réfléchissons à ce que nous voulons refléter !

 

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A propos de l'auteur

Magisophienne

ECRIVAINE - JOURNALISTE - ORATRICE - MENTOR. Passionnée par l’Homme captivant et les connexions illimitées entre les êtres, Sophie, telle une Magicienne, éveille, révèle et déploie les Possibles. Un pas plus loin vers toujours plus de conscience de Soi, de l'Autre et du monde qui nous entoure. Dynamique et spontanée, elle écrit, parle, inspire, rassemble, connecte, écoute et guide, en croisant les supports médiatiques. Ses messages porteurs de sens se transmettent toujours dans le langage du coeur. Aiguillonnée par une irrépressible soif des Autres, Sophie émeut au travers de mots vivifiants, éclairés par son intuition infuse, avec audace et authenticité. Un seul mot d’ordre : OSER. Oser exprimer, oser s’exprimer. Se rêver et réaliser. Reflet pour chacun, Sophie favorise la rencontre à Soi par la présence à l’Autre.

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